« On rencontre sa destinée souvent par des chemins qu'on prend pour l'éviter. »
Jean de la Fontaine.
- Tu verras Vanessa, ça ira mieu ici, tu trouveras de . . .
- Je ne trouverais jamais d'amis maman . La coupais-je .
- Mais comment . . . Peu importe. Je t'en pris Nessie fait un éffort pour une fois . . . Tu sais que . . .
- Oui maman je sais que tu en assez de déménager, ainsi que . . . Philippes . . .
Elle tordit sa bouche, hésitat quelques secondes puis sortit en refermant doucement la porte.
Nous venions de déménager, encore une fois, dans une ville du nom de Theix.
Je détestai cette ville rien qu'en prononçant son nom. Il résonnait froidement dans ma tête .
Je savais d'avance que je ne m'habituerais pas à cet endroit et que cela serait pareil que le dernier.
J'aurais pu me vanter en disant que de toutes façons, je savais tout, sauf que je ne me vantais jamais sur mes . . . Talents.
Je commençai à ranger mes affaires dans ma nouvelle chambre, chambre uniquement constituée d'un lit, pour éviter que je détruise le reste avec ce que ma mère appelait " mes axcès de colère amplifiés " .
J'avais tout de mème souhaité avoir la chambre tout en haut de la maison.
Elle servait anciennement de grenier mais ma passion de customiser les choses servirait et occuperait mes temps libres. C'était la seule chose pour laquelle j'étais douée. Je rendais les endroits magiques, je les transformais si je puis dire. Il me restait une demi journée avant d'entrer en enfer. Autrement dit, le lycée. Cela suffirait pour changer ma chambre simple en endroit féérique. En fin de journée, je relevais les yeux, sortant de mon rève éveillé. Ma mère m'appelait. J'avais utilisé du noir et du blanc principalement et collé des fragements de miroire sur toute la surface du plafond. J'avais déposé au sol un tapis noir orné de blanc ainsi que des coussins blanc et noirs un peu partout au sol . Sur les murs blancs, des dessins peints en noir, des fresques, ce que certains appeleraient abstrait . Aux fenêtres de longs voiles noirs également. A mon lit une moustiquaire blanche et noire. Ma mère allait encore ètre ébahie et je lirais la trace d'une petite peur dans ses yeux marrons .
Je ne ressemblais en rien à ma mère s'en était flagrant, et inquiétant.
Je devais ressembler à mon père, seulement je ne pouvais rien prouver, seule ma mère aurait pu approuver . Seule elle l'avait connu, il était parti bien avant ma naissance et si je lui ressemblait alors j'étais tout autant que lui l'opposé de ma mère. Elle était belle la peau bronzée , des yeux caramel, des cheveux chatains courts.
Moi, j'avais la peau très blanche et toujours tiède, mème l'hiver. J'avais de longs cheveux roux, plutôt rouges qui me tombaient jusqu'a la taille. J'avais de grands yeux verts. J'aurais du, comme toutes les filles rousses normales, être parsemée de tâches de rousseur, sauf que je ne l'étais pas, normale.
J'avais donc une peau lisse, blanche et sans défauts.
- Nessie !
- Ouuui maman je sais qu'il est tard je vais dormir .
- Arrète de finir mes phrase, je sais que tu me connais bien mais . . .
- Comme si c'était ça . . .
- Bon demain. . .
- J'ai école je sais. Bonnne nuit.
- Bonne nuit ma puce . . .
Elle partait en hésitant comme toujours mais cette fois là je ne devinais pas pourquoi.
- De toutes façons je ne dormirais pas . . . Dis-je pour moi-mème.
Mais je m'endormais finalement pour laisser place aux songes et aux rêves. Je m'éveillais au matin, encore plus mal que la veille. Angoissée comme jamais. Je n'avais pas visité la maison et pourtant je la connaissait par coeur. J'allais vers la salle de bain, me lavais le visage et regardais mes cheveux si étranges dans le miroire. Une couleur bien indescriptible et fascinante. . . Moin qu'effrayante.
Je m'habillait en vitesse en essayant juste de mettre correctement mes vêtements sans dépareiller mes chaussettes, chose difficile étant donné que mon esprit vagabondait loin, très loin d'ici et que mon estomac était noué. L'envie de pleurer m'assaillait à chaques secondes. Je rejoignais ma mère dans la cuisine.
- Je ne peux pas manger maman . . .
- Et . . .
- Parce que j'ai l'estomac trop noué.
- . . . D'accord. . Alors à ce soir, bonne chance . . .
- Merci, j'en aurais besoin .
Je partais à pied pour le lycée. Cet endroit regroupait seulement 700 personnes . J'aimais Philadelphie car je passais inaperçus. . . Ou presque . Ici ça allait ètre l'horreur.
Tous me regarderaient comme une bête de foire. J'aperçevais déjà l'immonde batisse de la petite ville .
J'avais déjà mal à la tète, le monde approchait. Les regards se rivaient sur moi à mesure que j'avançai et mon coeur se serrait d'avantages. Je bessais le regard et filais jusqu'au secrétariat.
Là était assise une femme en gilet gris, aux cheveux gris attachés en chignon, le regard terne. Voilà qui était prometteur.
- Bonjour, je suis Vanessa Hole..
- Je sais.
- Euh . . . D'accord. . . Je voudrais mes . . .
- Tu veux tes papiers hein ?
- Oui en effet .
- Je le savais.
- Je les . . . voudrais maintenant..
- Je sais.
- Alors donnez-les moi ! J'avais hurlé et la fenêtre s'était ouverte violament faisant s'envoller tous les papiers. Je respirais un grand coup. . . . S'il vous plait . Terminais-je.
-Oui oui ! Me dit elle en me tendant plusieures feuilles. Que l'on ferme cette fenêtre ! !
Je m'éloignais et filait vers les WC où je me passais de l'eau sur le visage. Il fallait absolulent que je me calme.
J'examinai les papiers dont je n'avais pas besoin mais il me changeraient les idées. Le lycée était minuscule par raport a mon précédent.
- Tu ne te sens pas bien ?
Je sursautais et évaluais rapidement la voix féminine qui m'avait surprise. . .La fille était petite, avait des cheveux noirs taillés en pointe. Elle était très belle et très gracieuse. Sa voix était somptueuse. En un regard, je l'enviais déjà.
- Si euh . . .
- Tu es nouvelle ? Tu es Vanessa.
- Comment le sais-tu ?
- Tout le monde le sait ici . . . Je m'appelle Alice, Alice Cullen.
- Euh enchantée.
- Tu viens de Philadelphie ?
- Ca aussi tout le monde le sait ?
- Non, juste moi . . . Bonne rentrée. Ah et tu es dans la classe à mon frère.
Je failli lui demander comment elle le savait mais elle était déja partie d'une démarche que j'enviais, un peu.
Elle avait un air de déjà vu que je ne retrouvais pas en ma mémoire. Je sortais des WC et rejoignais ma classe. J'entrais la première et donnais des papiers à mon professeur. Les élèves entrèrent peu à peu dans la pièce, cours d'Anglais. Un garçon s'assit près de moi, et me détailla un instant avant d'engager la conversation.
- Salut, Dit-il, je m'appelle Noha, tu es Vanessa ?
- Oui.
- Enchanté. Pourquoi tu portes ces gants, tu as froid ?
- Euh . . . Oui .
- D'où tu viens comme ça ?
- De Philadelphie.
- Ah oui, il fait chaud là bas.
Peu après, je n'écoutais plus les paroles de mon voisin de table, omnubilée par un garçon qui entrait dans la pièce à ce moment là. Il avait un air de déjà vu lui aussi, et je chassais cette idée de ma tète. Il avait les cheveux Roux-blonds cuivrés et la peau blanche comme la craie. Des cernes violacées sous des yeux ternes mais magnifiques. Une allure splendide comme Alice tout à l'heure.
Il me lanca un bref regard qui me fit presque trembler puis se retourna. Il s'assit et me dévisagea à nouveau, s'en fût génant.
- Nous avons une nouvelle venue dans la ville et dans le lycée, Dit le professeur. Vanessa Hole, bienvenue.
Tous se tournèrent vers moi et je me mit à rougir. Le beau jeune homme me dévisageait d'avantages, puis je fis semblant de m'interesser au cour, tout comme les autres. La sonnerie retentit et le premier à mes côtés fut le magnifique garçon intriguant.
- Bonjour, et bienvenue !
- Merci ... Euh ?
- Edward, Edward Cullen. Quel age as-tu ?
- 16 Ans et toi ?
- 17. Tu viens d'enménager alors . . .
- Avant je vivais à Philadelphie .
- Je peux te poser une question ?
- Ben . . . Oui.
- Comment s'appelle ta mère ?
- Anne.
- Anne ?! D'accord. Tu m'excuseras .
Il partit en courant presque . Je le suivais de loin. Il prit Alice à part et je devinais que c'était lui, son frère.
Il l'entraina dans un coin retiré. . .